Qu’est-ce qu’un plancher ?
Un plancher est un ouvrage horizontal servant à séparer les niveaux d'un bâtiment. Ils peuvent être réalisés en bois ou en béton.
Trois types de planchers
On distingue trois types de planchers :
- les planchers bas qui désignent toute paroi horizontale dont seule la face supérieure donne sur un local chauffé ;
- les planchers hauts qui désignent toute paroi horizontale dont seule la face inférieure donne sur un local chauffé ; un plancher sous comble non aménagé ou une toiture terrasse est par exemple
un plancher haut ;
- les planchers intermédiaires qui désignent toute paroi horizontale dont les faces inférieure et supérieure donnent sur un local chauffé.
La composition d'un plancher
Un plancher en béton est généralement composé des éléments suivants.
L'ossature
L'ossature, c'est-à-dire les poutres, poutrelles et solives qui la constitue, est en quelque sorte le squelette du plancher. C'est elle qui va transmettre toute la charge à venir aux appuis que
sont les murs et les poteaux sur lesquels elle repose.
Le remplissage
Entre les éléments qui constituent l'ossature, s'ils ne sont pas jointifs, on place des matériaux de remplissage, généralement des hourdis, des voûtains ou des augets (en béton ou en polystyrène)
:
- un hourdis est un bloc manufacturé en béton de granulats, en béton léger, en mousse isolante rigide ou associant ces matériaux, servant à remplir les entrevous, c'est-à-dire les espaces vides
entre les poutrelles de béton armé ou de métal d'un plancher ;
- un voûtain désigne un ouvrage en briques en forme d'une voûte, prenant place entre les poutrelles métalliques d'un plancher ; c'est une technique traditionnelle datant du XIXe siècle. ;
- un auget est un garnissage en plâtre venant remplir l'espace entre les solives d'un plancher ; dans certains, il peut être armé de tiges métalliques (qu'on appelle des fanons
Une dalle désigne une surface horizontale généralement en béton armé. Elle peut être autoporteuse, venir en finition d'un plancher, reposer sur les fondations ou sur une couche dite de forme*, faite de granulats, s'appuyant elle-même sur un sol dur.
En maison individuelle, on utilise principalement trois types de dalles :
- les dalles de compression ou de répartition sur plancher hourdis,
- les dalles pleines,
- les dalles flottantes, également appelées dalles désolidarisés ou rapportées.
L'épaisseur d'une dalle de compression varie entre 5 et 7 cm d'épaisseur, en fonction du revêtement de sol qu'elle est appelée à recevoir. Elle est le plus souvent armée d'une ou plusieurs nappes
de treillis soudé. Non autoporteuse, elle est coulée sur l'ensemble constituant la base d'un plancher classique, à savoir l'ossature et les éléments de remplissage.
Une dalle pleine est autoporteuse. Elle ne nécessite donc pas de l'ossature et du remplissage d'un plancher ordinaire. On coule donc le béton armé grâce à un système de table coffrante (que l'on
retire au moment de décoffrage), sans qu'il y ait besoin de poutrelles. La dalle pleine prend en effet appui sur sa périphérie et s'autosuffit de la sorte.
Les dalles flottantes sont des ouvrages minces en béton armé que l'on rapporte sur un isolant thermique ou acoustique, lui-même étant posé sur une dalle de compression ou une forme. Elles ne
doivent être en aucun point solidaire avec le reste de la structure. La couche isolante doit être relevé à sa périphérie.
* Forme, n.f. : en maçonnerie, une forme désigne une sous-couche nivelée en sable, granulats divers, mortier ou béton grossier sur laquelle on établit un dallage, une chape ou un ouvrage maçonné.
La chape est l'ultime ouvrage de finition qui vient recouvrir les dalles.
Rien à voir ici avec une dalle. Cet ouvrage à base de liants tels que la chaux, le plâtre ou le ciment et appelé à recevoir ensuite les revêtements de surface (carrelage, parquet, moquette,
etc.), a une double fonction :
- mettre le sol au niveau général voulu ;
- donner au sol une bonne planéité et régularité de surface.
En maison individuelle, les types de chapes les plus couramment utilisés sont les suivants.
Il s'agit ici d'un ouvrage en mortier de ciment tiré à la règle sur 3 à 5 cm d'épaisseur. On la coule sur une dalle en béton déjà durcie (au minimum 8 jours). En termes de finition, elle est
généralement talochée* et éventuellement bouchardée, dans le cas où elle est appelée à rester à nu.
Cette chape mince (3,5 cm environ) en mortier de ciment, en mortier, en anhydrite est coulée sur une feuille plastique relevée à sa périphérie, de façon à ce qu'elle reste parfaitement
indépendante de son support. Ce support peut être une sous-couche isolante thermique et/ou acoustique, un système de chauffage par le sol, un système d'étanchéité, etc.
* Talochage, n.m. : opération consistant à répartir uniformément, à rendre un plan un enduit ou une chape, ceci grâce à une taloche.
** Bouchardage, n.m. : en cimenterie, action de passer la boucharde sur une chape avant son durcissement complet ; cette opération laisse une empreinte sur la surface en forme de grillage en
quinconce de petits trous.
